Entre manga et réalité

Au Japon, des passionnés de scooter 125 cm3 et plus organisent des concours de Tuning. Les machines valent jusqu'à 40 000 euros et ont des looks de vaisseaux spaciaux tout droit sortis de mangas.


En France, les maxiscooters sont avant tout perçus comme des deux-roues utilitaires pour cadres pressés. Ils ne font que rarement l'objet d'attentions particulières de la part de leurs propriétaires. Au Japon, c'est tout le contraire! Là bas, le maxiscooter est le roi de la route, loin devant les cyclomoteurs. Il est ainsi courant de croiser, dans les rues de Tokyo ou d'Osaka, d'énormes scooters Custom aux couleurs flashy, aux chromes extraordinaires, aux 1000 néons et aux ailerons de fusées. Les bases sont des scooters de 125 à 500 cm3 que l'on connait plus ou moins : Honda Forza 250, Honda Fusion 250, Yamaha Majesty, Yamaha Grand Majesty, Yamaha Maxam, Yamaha T-Max 500, Suzuki Address V125, Suzuki Skywave 400 (le Suzuki Burgman européen en fait)...


Comme dans le petit monde du 50 cm3 en France, les nippons ont créé des Teams qui leur permettent de se rencontrer lors de meetings et de s'affronter dans d'énormes concours Tuning très Fast and Furious. La moyenne d'âge de ces passionnés est par contre assez élevée : autour de 30 ans. En effet, il est nécessaire pour s'adonner au Tuning sur maxiscoot de posséder un permis de conduire! Par ailleurs, le prix de ces persos hors normes varie entre 20 000 et 40 000 euros : rien à voir avec le Tuning européen... Enfin, il est important de noter que la part des femmes est équilibrée avec celle des hommes : la moitié des réalisations japonaises son féminines... d'où les nombreuses prépas rose bonbon et les petits détails kawaï !


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Eh oui, ils l'ont fait...

Les Japonais, aussi fanatiques des robots qu'accros à leur téléphone mobile, vont bientôt pouvoir s'offrir un objet qui comblera toutes leurs folies: un terminal aux allures de "Goldorak", malin et railleur, qui suit de près les conversations de son propriétaire.
Afficher l'image Phonebraver, le téléphone-robotPhonebraver, le téléphone-robot

    Softbank, le troisième opérateur mobile nippon, a eu l'idée de créer ce téléphone iconoclaste et exclusif, "Phonebraver", qui devrait être disponible en avril 2008 au Japon. Il est inspiré d'un personnage de série télévisée.

    Ses jambes et bras articulés ne sont pas actionnés par des moteurs, mais sa figure (l'écran) s'anime. Selon Softbank, il est assez intelligent pour détecter les manies de l'utilisateur, et ne se prive pas de lui faire quelques réflexions bien senties, plus ou moins sympathiques.

    Par exemple, si la même personne est appelée plusieurs fois par jour en dehors des heures de travail, le perspicace robot pourra se fendre d'une phrase telle que: "tu l'appelles bien souvent celle-là, ces derniers temps, non?", selon un porte-parole de Softbank, Katsuhide Furuya. Le tout en faisant un clin d'oeil ou en ricanant.

    L'opérateur, en partenariat avec le fabricant japonais de ce téléphone de troisième génération (3G), Toshiba, et des créateurs de logiciels, étudie diverses autres fonctionnalités, notamment des capacités de dialogue entre le robot-mobile et son possesseur.

    Softbank, qui compte moins de clients que ses concurrents NTT DoCoMo et KDDI, essaie de gagner des parts de marché en multipliant les réductions tarifaires et en proposant des appareils d'une esthétique surprenante en exploitant les goûts de différents types de public.

    Il propose déjà un mobile aux couleurs de l'archi-populaire histoire de robots "Gundam". Il s'apprête aussi à lancer avec Disney des téléphones pour séduire les Nippones d'une vingtaine d'années inconditionnelles de Mickey et de la ribambelle de personnages qui l'accompagnent.


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